La prise en charge hospitalière

L’hospitalisation en urgence est justifiée pour tout AVC ou AIT. Chaque minute compte.
C’est durant les premières minutes et heures que la taille de l’infarctus ou de l’hémorragie augmente ; il faut mettre tout en œuvre pour limiter cette extension des lésions et éviter que le déficit neurologique ne s’aggrave. De plus, il faut également agir rapidement pour comprendre la cause de l’accident, la traiter et éviter un autre accident vasculaire . Pour cela, il faut être de toute urgence conduit dans une unité neurovasculaire.

Qu’est-ce qu’une Unité NeuroVasculaire (UNV) ?
Les Unités NeuroVasculaires sont des unités spécialisées dans la prise en charge des AVC. Elles associent des lits de soins intensifs (Unité de Soins Intensifs NeuroVasculaires - USINV) pour la surveillance initiale des patients venant de présenter un AVC et des lits non soins intensifs, dédiés à la prise en charge de cette affection. Ces structures prennent en charge 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les AVC. Le personnel est spécialisé dans le traitement des AVC et comprend des neurologues, des infirmiers, des aides-soignantes, des kinésithérapeutes, des orthophonistes, des ergothérapeutes et des assistantes sociales formés à la prise en charge des AVC. Après avoir affirmé le diagnostic et précisé la cause de l’accident, les neurologues instituent très rapidement des traitements (dont la thrombolyse), initient la rééducation et organisent avec le patient et son entourage, le retour à domicile ou le transfert vers une unité de soins de suite et de réadaptation.

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Bilan initial pratiqué en cas d’AVC

Le diagnostic d’AVC ou d’AIT est évoqué sur les symptômes et l’examen du médecin. L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) ou le scanner (si l’IRM n’est pas disponible) permet de confirmer le diagnostic et de préciser s’il s’agit d’un infarctus ou d’une hémorragie.
D’autres examens permettent de préciser la cause de l’AVC et d’adapter le traitement.

Certains sont systématiques : l’électrocardiogramme et les examens biologiques.

Les autres examens sont discutés au cas par cas, en fonction des résultats de l’interrogatoire, de l’examen du patient, et du scanner ou de l’IRM. Il s’agit :

  • des explorations ultrasonores cervicales et intracrâniennes (doppler) qui permettent d’étudier le flux sanguin dans les artères du cou (carotides et vertébrales) et dans les artères intracrâniennes de façon indolore et non traumatique 

  • de l’échographie cardiaque réalisée pour rechercher une cause cardiaque à l’infarctus cérébral ou à l’AIT

  • -de l’angiographie (visualisation des artères cervicales et cérébrales) par résonance magnétique, par angio-scanner et exceptionnellement par angiographie conventionnelle.