Le retour à l'emploi post AVC... 

1. Si vous exerciez une activité professionnelle avant l'AVC

Quelle est l’indemnisation en cas d’arrêt de travail ?
Le médecin vous prescrira un arrêt maladie plus ou moins long après l’AVC (maximum 3 ans sous certaines conditions). C’est lui qui juge de la possibilité ou non de reprendre votre travail. Il peut vous orienter vers le médecin du travail. Votre médecin généraliste peut prolonger l’arrêt initial ou procéder à la reprise. Durant la période de l’arrêt de travail, vous pouvez toucher des indemnités journalières qui peuvent être complétées par votre mutuelle.

Comment se passe la reprise du travail ?
Elle peut se faire : 

  • à temps plein ou partiel comme avant l’AVC

  • à mi-temps thérapeutique : le médecin du travail évalue le bien-fondé de l’aménagement éventuel du poste de travail. 

  • avec un aménagement du poste de travail : reprise d’une activité à temps partiel en conservant une partie des indemnités versées par l’assurance maladie. Le consentement préalable de l’employeur est obligatoire.  


Si la reprise est impossible en l’état, vous pouvez bénéficier : 

  • d’un reclassement professionnel : le médecin du travail déclare l’inaptitude au travail, l’employeur doit chercher une solution de reclassement sous réserve que celle-ci puisse se réaliser dans l’entreprise.

  • d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé : à votre demande, reconnue par la MDPH qui apprécie l’aptitude au travail et l’oriente vers le milieu du travail ordinaire ou adapté à ses besoins.


En cas de licenciement, la durée du préavis légal est doublée pour les travailleurs reconnus handicapés et, plus généralement, pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, sans toutefois que cette mesure puisse avoir pour effet de porter au-delà de trois mois la durée du préavis Vous pouvez vous faire accompagner par comète (association présente dans toutes les régions qui vous aideront dans vos démarches) et par cap emploi.

Suis-je obligé(e) de révéler mon AVC à mon employeur et au médecin du travail ?
Non, rien ne vous oblige à révéler votre AVC à votre employeur. Mais, lors de la consultation annuelle avec le médecin du travail, vous pouvez l’informer de votre état de santé, d’autant qu’ultérieurement, vous pouvez être amené(e) à lui demander un aménagement de votre poste de travail.

2. Si vous étiez à la recherche d’un emploi ou si vous voulez changer de métier

En cas d’arrêt maladie, l’indemnisation journalière qui sera versée par l’assurance maladie dépendra de la durée et du montant du revenu durant la dernière période d’activité professionnelle.  La couverture sociale sera maintenue au minimum un an après le dernier emploi. 

En cas de handicap, les personnes en recherche d’emploi peuvent s’adresser à cap emploi, organisme spécifiquement dédié au placement des personnes handicapées.
Comment faire pour s'inscrire à cap emploi ? 

  • la photocopie de votre titre de bénéficiaire de l'obligation d'emploi, conformément l'article L. 5212-13

  • ​un curriculum vitae

  • une photographie d'identité

  • la photocopie de votre attestation d'inscription à Pôle Emploi (si vous êtes inscrit).

3. Quelles sont les ressources possibles si vous ne travaillez plus ?

  • la pension d’invalidité : une mise en invalidité est possible au bout d’une certaine durée d’arrêt maladie après accord du médecin conseil de l’assurance maladie (sécurité sociale)

  • l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) : la demande doit être faite à la MDPH et son attribution est soumise à conditions (handicap, ressources, âge…) 

  • l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI) : complément de ressource versé sous conditions de ressources aux personnes handicapées titulaires d’une pension de retraite anticipée ou d’invalidité

  • La retraite anticipée : les salariés et non salariés peuvent partir à la retraite à partir de 55 ans sous certaines conditions.

4. La reconnaissance RQTH demande à faire auprés de la mdph

Pour avoir une reconnaissance RQTH. Il faut remplir un dossier Cerfa n° 15692*01 auprès de la mdph. Les délais peuvent être plus ou moins long suivant les départements.
Plus d'informations sur le lien : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R19993

Être reconnu travailleur handicapé permet, notamment, de bénéficier des mesures suivantes :

  • l’orientation, par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) vers un établissement ou service d’aide par le travail, vers le marché du travail ou vers un centre de rééducation professionnelle

  • l'accès à la fonction publique par concours, aménagé ou non, ou par recrutement contractuel spécifique (lien vers la fiche « Handicap : accès à la fonction publique »

  • l'aide de l'AGEFIPH  (possibilité de se faire financer des déplacements ou de l'aide matériel type bureau adapté ou clavier).


La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) donne également une priorité d’accès à diverses mesures d’aides à l’emploi et à la formation, ainsi qu’à des aménagements des dispositifs existants (contrat d’apprentissage, contrat unique d’insertion, etc.).

Des liens utiles

MDPH

Site de la maison départementale pour les personnes handicapés

AGEFIPH

Ouvrir l'emploi aux personnes handicapées

Comete

Association vous aidant dans vos démarches

Cap emploi

Présentation de cap emploi pour les personnes handicapées